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Retour sur une balade "Trame Verte et Bleue" à Moissac
Publié le 18 juillet 2016
C’est à travers un cheminement au départ des berges du Tarn à Moissac vers les quartiers résidentiels qui surplombent la ville, que le CPIE Quercy-Garonne a mis en lumière la prise en compte de la biodiversité dans les projets d’aménagements fonciers.

S’appuyant sur la cartographie du PLU de la commune, les participants ont été amenés à réfléchir à l’évolution passé du quartier de « Catiès » pour mieux envisager les évolutions à venir.

Les modes d’occupation de l’espace ont révélé les orientations de notre société : d’une économie essentiellement rurale et familiale, cette zone du Moissagais a évolué en zone résidentielle à la recherche d’une vue paysagère agréable. L’observation d’images satellites de 1948 aux années 2000 éclaire la disparition des zones cultivées (que ce soit des champs, vignobles ou vergers) au profit des zones devenues constructibles.

Les modes de transport, l’adaptation des voiries, la collecte des déchets font partie intégrante de cette réflexion autour de l’évolution des espaces et de leurs usages.

Les types de haies mises en place ont été analysés en fonction de leur nature (végétaux utilisés : essences locales ou non, hauteur des plantations, entretien saisonnier, problèmes parasitaires et solutions).

L’espace disponible se raréfiant et la population poursuivant son accroissement, la nécessité de réserver des zones naturelles s’est avérée indispensable ; à la fois en tant que « poumon vert » proche du centre-ville et également en tant que réservoirs et corridors de la biodiversité.

Le classement en zone naturelle et forestière (Zone N, ex ND du PLU) permet la protection des espaces les plus variés (forêt, maquis, zones humides, étangs, marais). Ce classement s’applique à des territoires où se posent des problèmes liés aux risques et nuisances les plus variés, provenant soit d’éléments naturels (inondations, glissements de terrains), soit du fait d’activités humaines agricoles, industrielles, de recherche (poussière, émanation, bruit), soit du fait d’équipements publics (aérodromes, tirs militaires). Ce classement permet de protéger les abords des Monuments historiques sur la base de l’intérêt historique ; il peut s’appliquer aux espaces inventoriés par les ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Floristique et Faunistique) au titre de leur intérêt écologique.

Les services rendus par cette biodiversité ont été abordés au gré des rencontres. La prolifération des chenilles processionnaires du Pin peut ainsi être limitée en favorisant les mésanges bleues. L’action de pollinisation par les abeilles (sociales ou sauvages), indispensable à la production de fruits et légumes est d’autant plus efficace lorsque l’environnement est diversifié et indemne de traitement chimique.

Les outils législatifs au service de la protection de la biodiversité, tel que l’ABP Arrêté de Protection de Biotope, des protections de certaines zones dans les documents d’urbanisme restent méconnus du grand public.

La place de la rivière et les contraintes liées aux inondations (crue historique de 1930) ont été cités par les participants. C’est le long de la ripisylve, cette trame bleue que la promenade s’est achevée.

Une dernière surprise attendait les marcheurs : un apéro-jeu sous les platanes de l’Uvarium où des questions variées et ludiques permettaient de clôturer l’activité.

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