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Les glaciers pyrénéens vont disparaitre !
Publié le 27 mars 2009
« Les glaciers fondent et, avec eux, l’espoir de pouvoir lutter contre la lente et tenace transformation de nos paysages pyrénéens. À l’heure où se déroule à Istanbul le 5e Forum international de l’eau, la disparition des glaciers illustre par l’exemple le problème crucial de l’appauvrissement des ressources en eau du fait du réchauffement de la planète.

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Hier, le président du Conseil régional Midi-Pyrénées intervenait à ce forum en tant que président du comité de bassin Adour Garonne. Le propos était de rappeler que si la pénurie d’eau était un problème du Sud, elle concernait aussi les pays de l’hémisphère nord. Exemple justement, les Pyrénées et leurs glaciers qui sont le témoin permanent des modifications climatiques.

Dans son état des lieux, la Région s’appuie sur l’étude de Serge Planton, ingénieur météorologue qui a participé aux travaux du GIEC, le Groupe d’experts internationaux sur l’évolution du climat, dont les contributions ont servi de base au protocole de Kyoto.

Ce qu’on appelle communément le château d’eau des Pyrénées se vide peu à peu sous l’effet aussi de l’évaporation intense. C’est le cas de celui d’Ossoue et du Taillon dont le front a reculé de 48 mètres ces cinq dernières années. « Depuis les années 1900, ces glaciers sont passés de 20 à 3,5 km2,, soit 80 % de leur surface. Le seul glacier d’Ossoue perd chaque année 1,50 m de hauteur », rappelait récemment le glaciologue Pierre René qui préside l’association Moraine dont le siège est à Luchon.

Cette accélération du phénomène de fonte ne peut surprendre quand on sait que la température moyenne en Midi-Pyrénées a augmenté de 1,1 degré en trente ans seulement. Selon Météo France et l’Association régionale pour l’environnement, le réchauffement a même été supérieur de deux degrés dans les deux départements de la Haute-Garonne et du Lot. Quant aux précipitations, elles ont diminué de 15 % sur la même période, et même de 25 % en Ariège et dans le Tarn.

Et s’il faut apporter deux preuves supplémentaires de ce réchauffement, on retiendra que depuis 1990, les dates de vendange dans le piémont pyrénéen ont été avancées de 15 jours. Autre indicateur de poids : les espèces forestières sont remontées d’environ 29 mètres par décennie au cours du XXe siècle...

Aquitaine et Languedoc gagnés par les eaux Pour les scientifiques, il n’y a plus d’équivoque possible. La montée du niveau de la mer affectera de vastes zones terrestres d’ici 2 100. Et, parmi elles, l’Aquitaine et le Languedoc Roussillon. Régionalement, les données sont confirmées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). L’étude correspond d’ailleurs au scénario mondial publié par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). Ces 2 000 scientifiques réunis fin janvier à Paris affirment que la température moyenne de la planète pourrait grimper de +1,1 à +6,4 °C d’ici à 2100 par rapport à la fin du XXe siècle du fait d’une activité humaine mal gérée et mal contrôlée.

L’hypothèse basse est celle d’une montée du niveau de la mer de 88 cm cumulée à une augmentation des tempêtes, en raison du réchauffement climatique. L’hypothèse haute pourrait être multipliée par deux.

Risque d’érosion Selon BRGM, le risque d’érosion s’accentuera le long de la côte sableuse d’Aquitaine qui devrait cependant résister contrairement à d’autres zones plus fragiles, plus urbanisées, le long des rivières et des estuaires, comme Cap Ferret. Soulac, Biscarosse, Capbreton sont menacées par l’érosion.

Au Pays Basque la côte rocheuse est particulièrement exposée et l’érosion devrait s’y accentuer, menaçant également quelques petites plages, comme celle de la baie de Socoa à Saint-Jean-de-Luz.

En Languedoc-Roussillon, les risques devraient augmenter le long de la côte sableuse, affectant les villes et les infrastructures touristiques. Sont déjà classés comme sites à risque Port Leucate, Port Barcarés, Valras plage, Marseillan, Palavas-les-Flots. Les pires des scénarios sont en train de se réaliser. »

(Source : La Dépêche du Midi du 18/03)

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