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Glyphosate : comprendre les divergences des études
Publié le 27 mars 2017
Le glyphosate a été classé non cancérogène par l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) le 15 mars. Il y a deux ans, l’Organisation mondiale de la santé mettait le curseur sur « probablement cancérogène pour l’homme ». Une différence qui s’explique, en partie, par des méthodologies distinctes.

Comment expliquer que l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), étudiant le glyphosate, n’arrivent pas à la même conclusion ? En l’occurrence, respectivement « non cancérogène » et « probablement cancérogène pour l’homme ».

Des bases de données différentes : Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), chargé d’analyser le glyphosate pour l’OMS, est libre de choisir d’étudier les publications qu’il veut : études de chercheurs, d’ONG, d’industriels... généralement des études publiées dans la littérature scientifique. L’Echa, quant à elle, doit s’appuyer sur un corpus plus cadré. Il doit notamment contenir des études fournies par des industriels concernés, au contenu strictement confidentiel. L’Echa affirme s’être également appuyée, dans le cas précis du glyphosate, sur « toutes les informations scientifiques pertinentes reçues » lors d’une consultation publique ouverte à l’été 2016.

Dans l’éprouvette : la molécule seule, ou le produit commercialisé ? Autre différence : l’objet de l’étude en lui-même. L’Echa a l’obligation de travailler sur le principe actif, à savoir le glyphosate isolé. Or, le glyphosate n’est pas commercialisé pur, mais mélangé avec des substances qui favorisent la pénétration dans les cellules végétales des plantes ciblées par le désherbant. C’est ce mélange qu’a étudié le CIRC. Les deux produits analysés ne sont donc pas tout à fait les mêmes.

Approches statistiques variables : Enfin, il y a différentes approches statistiques possibles pour étudier un produit. Si ces approches ont le même objectif, leurs méthodologies ne sont pas identiques, entraînant de potentielles différences dans l’analyse finale. Pour les initiés, lors des premières études en 2015, le CIRC s’est appuyé sur le test de Cochran Armitage, alors l’Agence européenne de la sécurité des aliments (Efsa) a utilisé le test de Fisher avant de conclure, comme l’Echa, que le glyphosate n’était pas cancérogène.

( Source : http://www.campagnesetenvironnement.fr )

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