Logo CPIE Midi-Quercy

Vous êtes ici : Accueil >> Patrimoine >> Inventaire du bâti >> Revue de presse >> Boutisses ou Boulins ...

Boutisses ou Boulins ...
Publié le 17 décembre 2007

Voici deux mots liés à la construction architecturale. L’un est l’opposé de l’autre, telle une empreinte positive et l’autre négative. Lorsque l’on parle des boutisses, on fait avant tout référence à des pierres saillantes visibles le plus souvent sur les murs pignon. La tradition orale a évoqué de nombreuses interprétations concernant ces pierres. La plus répandue étant son assimilation « au litre à payer ».

(JPG)
Boulins et boutisses
© Pays Midi-Quercy,CPIE MQ, Région MP,Inventaire général, 2008

Or, les boutisses sont taillées et placées dans la longueur d’un mur, afin d’assurer simplement une meilleure stabilité du mur à bâtir.

A la différence, le boulin est lui son direct opposé, il est la trace tangible de la construction même de ce bâti. Il est l’empreinte visible de l’assise d’un échafaudage d’une époque ! Ces trous pratiqués dans le mur servaient, au moment de la construction à fixer un plancher de travail en y glissant un boulin, pièce de bois, qui dépassait de chaque côté du mur. Des éléments verticaux de bois, fixés en bout du boulin, complétaient l’édifice et assurait sa stabilité. A la fin des travaux, le tout était démonté et les trous étaient soit rebouchés à l’aide d’une simple pierre verticale de chaque côté, soit laissés à claire-voie. Au-delà de son rôle lié à la construction, le terme « boulin » est également assimilé à la niche du pigeon, à l’intérieur ou à l’extérieur des murs des pigeonniers et dans les combles des maisons. Nous retiendrons de ces deux détails de construction, qu’ils sont les témoins architecturaux des bâtisseurs d’un temps.

Auteur : Laëtitia Casses, chargée d’étude.
“ Accès rédacteur ” - “ Liens ” - “ Contact ” - “ Plan du site ” - “ Partenaires ”

Logo des Partenaires

Valid XHTML 1.0 Strict Web Informatique Service